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Civilisations - (déf.)

modifié le lundi 4 avril 2016

  « Ce que les hommes appellent civilisation c’est l’état actuel des mœurs et ce qu’ils appellent barbarie ce sont les états antérieurs » A.France.

 

« La civilisation ne peut se définir que par rapport à toutes les  sciences de l'homme (géographie, sociologie, économie, psychologie collective) en n’ignorant pas l’histoire »  F.Braudel

 Hampi: ville disparue de Vajayanagar, mais la civilisation Hindoue perdure

Par rapport à la géographie,

Les civilisations sont des espaces. Pour parler de civilisation il faut  parler de terres, de reliefs, de végétations, d'espèces animales, des avantages donnés ou acquis. (ex L'Inde est la lutte entre deux espaces: le nord, relativement sec, aux grandes plaines,  habité d'homme à peau claire, le Sud, humide, tropicale,  domaine des peaux brunes). Les civilisations peuvent aussi s’étudier par leurs liens  aux fleuves (Tigre, Euphrate, Nil..) ou les rapports à la mer qui en porte le développement (Méditerranée…). Elles peuvent aussi s’analyser selon la nature et les modes d’agriculture liés aux climats (blé, riz, maïs). La géopolitique joue son rôle sur l’aspect de la perméabilité des frontières (barrières naturelles, ressources convoitées, échanges culturels, axes de circulation…)

 

Par rapport à la sociologie,

Les civilisations sont des sur-ensembles de sociétés (société industrielle, société de consommation..) et changent moins rapidement que ces dernières.  Les civilisations sont aussi des coalitions de cultures. Les cultures concernant un ensemble plus restreint de populations aux us et coutumes moins sophistiqués. Une différence marquante entre cultures et civilisations est l’absence ou la présence de villes.

Du point de vue des dynamiques sociales, les civilisations se fonderaient plutôt sur des sociétés aux multiples rapports hiérarchiques, avec de forts écarts entre les groupes, conduisant à des tensions, des  conflits sociaux, des luttes politiques, dans une perpétuelle évolution. Les cultures primitives, de leur côté, seraient le fruit de sociétés égalitaires, dont les rapports entre groupe sont réglés une fois pour toute et se répètent. Elles paraissent immuables, sans histoire et sans progrès.

  

L’économie est un moteur des civilisations :

Elle se base d’abord sur le nombre, la démographie. Longtemps l'homme a été le seul outil, le seul moteur à la disposition de l'homme, le seul artisan. (L'antiquité est allée chercher des esclaves, la Chine n'en a pas eu besoin compte tenu de sa main d'œuvre disponible et avait déjà le nombre pour elle).

Le commerce fut et est aussi toujours un acteur de la construction des civilisations comme mode d’accumulation et de redistribution de richesses. L’industrialisation est un autre élément qui façonne les civilisations à partir du XIXème siècle. (Les machines et l’énergie remplacent l’esclavage qui sera aboli). 

Les fluctuations économiques ne sont pas sans incidence sur la vie des civilisations avec leurs successions d'expansions et de crises.

 

 

Les mentalités

Dans les civilisations, le psychisme collectif construit une mentalité, un phénomène qui contribue à un certain immobilisme dans les évolutions.

La réunion collective autour des religions conduit également au conservatisme. Au cœur des civilisations, les religions établissent un lien fort entre passé et présent.  (Par exemple la civilisation occidentale façonnée à partir de la pensée grecque est poussée par le rationalisme et se dégage de fait de la vie religieuse). Les valeurs portées par les civilisations sont indissociable du religieux ou du sacré. (Sauf en apparence en occident où,  sous-jacente à une certaine laïcité, la mentalité Chrétienne demeure)

Source: Grammaire des civilisations - F Braudel

 

Civiliser : Perfectionner les conditions matérielles et culturelles dans lesquelles vit un peuple.

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Minorités (définition)

Une minorité se définie dans un contexte,  non de manière absolue. Elle peut être analysée par rapport à de la population d’une nation, d’une zone géographique, du point de vue des religions, des langues, de la culture ou de la race, de la couleur de peau, des liens de parenté…

L’appréciation en est variable selon le lieu et l’époque.

La supériorité du nombre est vue comme une hiérarchie, une supériorité de la majorité. Dans l’histoire il est peu d’exemple de minorités qui n’aient pas été marginalisées, persécutés, assimilés de force, voire physiquement éliminées.

La minorité ne l’est cependant pas toujours en nombre. Le colonisateur considéra souvent les indigènes comme des races inférieures.

La constitution des états nation moderne à souvent contribué à les révéler et à en aggraver le sort par rapport à la relative tolérance observée autrefois par les Empires. (Comme l’était les Ottomans ou les Austro-Hongrois par exemple)

La définition des  minorités dépend des stratégies de la minorité elle-même, soit par son rôle géopolitique, économique, culturel. (Les juifs, les Arméniens,Touareg…)

Une minorité est aussi une catégorie sociale définie par discrimination : les homosexuels, les femmes, les gens du voyage.

Ethnographie - (déf)

L’ethnographie est la science de l'anthropologie dont l'objet est l'étude descriptive et analytique, sur le terrain, des mœurs et des coutumes de populations déterminées. Cette étude était autrefois cantonnée aux populations dites alors « primitives ». 

L’ethnographie est l’étape de collecte des données, l’ethnologie le stade des premières synthèses, l’anthropologie

etude de la vie sociale de l'ethnie des Asmat en Papouasie indonésienne