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Tibétains – l’ancienne organisation sociale

modifié le mercredi 29 juillet 2015

La société traditionnelle tibétaine, telle qu'elle existait avant les réformes mises en place par le gouvernement communiste chinois dans les années 1950, est souvent comparée à la société féodale de l'Europe médiévale.

Dans le Tibet central sous administration de Lhassa, l’organisation sociale était fondée sur une structure fortement inégalitaire, dominée par une élite aristocratique héréditaire constituée d'environ deux cents familles des provinces de Ü et de Tsang, qui représentaient environ 5 % de la population. Les 95 % restants étaient constitués de paysans sédentaires ou semi-nomades et de pasteurs transhumants, ainsi que d'artisans, de commerçants et de professions diverses, parfois méprisées comme celles de forgeron ou de boucher. Une petite proportion (5% des tibétains) avait un statut proche de celui d’esclave. Il s’agissait de personnes ayant accumulé des dettes non remboursables ou des individus pris chez des peuples frontaliers qui payaient des tributs ainsi. Leur situation était généralement héréditaire.

Dans les régions périphériques que le pouvoir temporel de Lhassa n'atteignait que difficilement ou pas du tout, le pouvoir était le plus souvent exercé directement par les seigneurs ou les monastères locaux.

défilé a la fête de Yushu

Le clergé était surtout constitué de moines issus de la population courante et de quelques aristocrates. Il a représenté jusqu'à 15% de la population du Tibet central. Il était fréquent que le deuxième fils de la famille soit envoyé au monastère à la fois pour des raisons économiques mais et également afin d’acquérir des mérites.

Les terres appartenant aux monastères ou aux aristocrates comprenaient le plus souvent une partie allouée par le propriétaire à des familles pour qu'elles les cultivent, et un domaine que celui-ci gérait directement et dont il conservait la totalité des revenus, la culture en étant assurée gratuitement par le biais des corvées.

Pour ne pas disséminer le patrimoine, en particulier dans l’aristocratie, la polyandrie pouvait être pratiquée. (Une femme épouse un homme, et les frères)

Certains paysans tibétains possédaient des terres en bien propre. Cette catégorie de la population payait des impôts à l’état tibétain, rarement acquitté en argent, mais le plus souvent en service.

Les familles nomades n'étaient pas propriétaires des terres qu'elles utilisaient, mais en revanche étaient propriétaires de leurs troupeaux et de leurs tentes.

Dri est le nom de la femelle du Yak

source partielle:  http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_tib%C3%A9taine

Rubrique(s) : Culture tibétaine ,

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Sociétés (def)

  • Réunion d’humains vivant en groupe organisé.
  • Milieu humain caractérisé par ses institutions, ses lois, ses règles.

Les sociétés sont aussi des sous-ensembles de civilisations qui évoluent plus rapidement que ces dernières (société de consommation, société industrielle..)

Développement (humain)

Processus sociaux, créé par opérations volontaristes.

Les religions, les langues, le patrimoine culturel sont des éléménts participants au développement humain.

Le Développement humain en économie est un facteur du développement des sociétés. L'Indice de développement humain (IDH) permet de l'évaluer

L'indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. L'IDH se fonde sur trois critères : le PNB par habitant, l'espérance de vie à la naissance et le niveau d'éducation.

jeune filles de l'ethnie des Bajo en Indonésie en période de Ramadan