Les Yi parlent des langues de la famille lolo-birman, la plus importante en nombre de locuteurs, du groupe tibéto-birman.
Les langues Yi se déclinent selon six dialectes majeurs et les langues Lisu, Naxi, Hani, Lahu, sont très voisines de la langue Yi.
Dans l'ancien temps, les Yi utilisaient leur propre calendrier solaire. Ils avaient aussi leur propre écriture syllabique qui est encore utilisée. Plusieurs travaux de valeur, en histoire, en littérature, en médecine et des contes ont été écrits dans l'écriture Yi.
Du point de vue religieux, ce sont des pratiquants d’une forme d’animisme, dirigé par un prêtre shaman connu sous le nom Bimaw. Ils conservent encore quelques anciens textes religieux écrits dans leur écriture pictographique unique. Leur religion contient également de nombreux éléments du taoïsme et du bouddhisme.
Us et coutumes
Avant 1949, les Yis en particulier dans les régions des monts Liangshan, étaient réparti en classes de quatre rangs différents : les "Nuohuo", «Qunuo"," Ajia "et" Xiaxi ". L’organisation sociale étaient féodale.
Les Yi sont restés esclavagistes jusqu'à la fin des années 50 avec une hiérarchie dans les droits de propriétés sur selon la classe des individus qui soient vivaient dans les maisons de leurs propriétaires soit vivaient à l'extérieur.
Dans le système de castes, les Yi se divisait autrefois en deux groupes :
Les Nuohuo nommé aussi Yi Noirs, un groupe aristocratique, et les Yis Blancs, roturier ou esclaves, de loin les plus nombreux qui étaient autrefois assujettis aux Yi Noirs.
Les «Nuohuo», occupaient le plus haut rang social de la société et représentaient 7% de la population totale avant la révolution communiste. Les Yis noirs contrôlaient les populations des trois autres castes à des degrés divers et ils possédaient 60 à 70% des terres arables et la majorité des moyens de production. Les Yis noirs sont des aristocrates nés, affirmant que leur sang était "noble" et "pur" et interdisant les mariages avec des personnes des trois autres rangs. Ils méprisaient le travail physique, vivaient en exploitant les autres rangs et gouvernaient les esclaves par la force.
Les Yi aiment la couleur noire, mais ils portent une grande variété d'habits colorés. Les jeunes filles aiment porter des chapeaux en forme de crête de coq, ornés de boules d'argent comme la lune et les étoiles, symbolisant l'éclat et le bonheur.
Au Dongchuan, le territoire des terres rouges, les jeunes hommes portent de beaux gilets spécialement faits pour les fêtes. La Fête de la Torche et la Fête des Fleurs sont les fêtes majeures des Yi.
L'ethnologie (ou anthropologie sociale et culturelle) est une science humaine qui relève de l'anthropologie, et dont l'objet est l'étude explicative et comparative de l'ensemble des caractères sociaux et culturels des groupes humains « les plus manifestes comme les moins avouées »
Fondements et objectifs de l’ethnologie
L'ethnologie s'inscrit dans le vaste paysage des sciences humaines. Elle s’appuie sur des études ethnographiques que réalisent les anthropologues.
Cette science récente, moins de deux cents ans, a son origine dans les découvertes des peuples consécutives à l'expansion coloniale des pays occidentaux. Il en est sorti une connotation impérialiste de ségrégation des populations entre civilisée et primitives. Schématiquement, les activités de la sociologie au sens large se répartissent entre l’Ethnographie qui concerne les ethnies primitives et la sociologie qui concerne les peuples « dits » civilisés
À la fin du XXe siècle, cette approche dévalorisante a évolué vers une décomposition où l’Ethnographie (ou anthropologie sociale) concerne une analyse qualitative de l'observation des peuples sur le terrain et la Sociologie concerne l'analyse quantitative basée sur une étude statistique et globale des populations
Les principaux aspects sociaux étudiés au cours des recherches ethnographiques concernent les relations de parenté, le rôle des ancêtres, la connaissance des langues et de la linguistique associée, et l’identification des groupes ethniques.
La nation est un « Ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique
La notion de Nation est in concept occidental apparu après le traité de Westphalie au XVIIIème siècle, lorsque les royaumes européens formalisèrent l’existence de frontières géographiques à l’intérieur desquelles la souveraineté nationale s’exprimait. Pour d’autre civilisation le concept n’est pas associé à une délimitation précise des frontières, mais à l’existence de réseau d’alliance plus ou moins souples avec des peuples suzerains.
La nation est devenue depuis la Révolution française la forme privilégiée sinon unique de l'organisation politique dans le monde si bien qu'elle peut nous apparaître comme le cadre « naturel » dans lequel se pense et se vit le lien social et politique moderne.
Il convient de distinguer la nation et l’État. « L’idée de Nation implique une idée de spontanéité; celle d’État, une idée d’organisation qui peut être plus ou moins artificielle. Une nation peut survivre, même lorsqu’elle est partagée entre plusieurs États; et un État peut comprendre plusieurs nations » (Cuvillier, Précis de philosophie)